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Vivre longtemps en bonne santé
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Maîtriser les risques pour augmenter son espérance de vie

Savez-vous que :

  • Fumer une cigarette fait perdre en moyenne 7 minutes d'espérance de vie, un paquet 2H30.
  • Une heure d'exposition au soleil sans protection à la plage fait perdre en moyenne 2H40 d'espérance de vie aux personnes dont la peau est prédisposée aux coups de soleil… et plus pour les enfants, plus fragiles.

L'évaluation des risques financiers est très répandue, mais comment quantifier les risques vitaux ?

Quelle échelle pour les comparer ?

Responsabilité collective ou individuelle ?

Est-il vraiment important aujourd'hui d'écrire sur la prévention des risques ?

La politique de santé publique ne garantit-elle pas que les risques encourus par la population sont minimaux ?

L'espérance de vie a incroyablement progressé

De 1900 à 2000 l'espérance de vie en France est passée de 40 à 78 ans. Cette avancée extraordinaire a été le résultat de nombreux progrès en majorité collectifs :

  • progrès de la médecine : prise en charge de la grossesse et des nourrissons, asepsie, antibiotiques, vaccinations, chirurgie…
  • politique de santé publique : lutte contre les risques alimentaires, politique de sécurité des transports, normes de sécurité dans les entreprises et les bâtiments, campagnes contre le tabac et l'alcool…
  • progrès techniques : conservation des aliments par le froid, baisse du prix du chauffage et de l'énergie, matériels de sécurité incendie ou autre
  • hausse du niveau de vie, réduction de l'extrême pauvreté et des carences alimentaires graves associées à cette situation, accessibilité à la majorité d'un confort autrefois réservé à une élite (eau courante, électricité, chauffage, accès au logement …)

Les causes individuelles ont également joué un rôle dans l'augmentation de la durée de vie. La prise de conscience de l'importance de la prévention a modelé les comportements : diminution de la consommation d'alcool, hygiène, asepsie, prise de conscience de l'importance de l'activité physique et de l'équilibre alimentaire pour la santé…

Pour prendre conscience de l'énormité des progrès accomplis depuis trois siècles, rien ne vaut un dessin.

Voici la courbe d'évolution de l'espérance de vie des hommes et des femmes depuis que cette statistique est disponible en France. Elle tient compte de la très forte mortalité infantile d'autrefois, et donne l'impression fausse que les hommes en 1750 mouraient à trente ans. En réalité, l'étude des ossements dans les cimetières à diverses époques (depuis l'antiquité) montrent que la mortalité était extrêmement forte avant cinq ans, puis ensuite à partir de cinquante ans.

Les hommes qui n'étaient pas emportés par les maladies infantiles vivaient donc en général jusqu'à cinquante ans, sauf pendant les périodes de famine.

Les choix individuelles sont de plus en plus importants

Aujourd'hui 80 % des décès sont dus aux cancers, aux maladies cardio-vasculaires, aux accidents et aux suicides. Ces décès dépendent tout autant de notre comportement individuel que de causes collectives. L'état peut augmenter les taxes sur le tabac, mais nous pouvons décider de ne pas fumer.

Jusqu'au vingtième siècle, l'individu mourait soit très jeune (avant 5 ans) ou dans la soixantaine. Il n'y pouvait pas grand chose, car l'ignorance était telle que le libre arbitre pouvait difficilement s'exercer.

Alors qu'en 1700 personne ne savait comment vivre plus longtemps, on vit aujourd'hui en moyenne dix ans de plus ou de moins selon ses choix individuels. Si vous fumez, buvez trop, mangez peu équilibré et ne faites pas d'exercice, vous pouvez perdre vingt ans d'espérance de vie par rapport à une vie plus saine.

Pourquoi comparer les risques vitaux ?

Les études de comportement montrent que nous négligeons des risques majeurs et donnons de l'importance à des risques pratiquement nuls. Nous sommes indignés par le scandale de la vache folle, bien que les prions n'aient fait que quelques morts en France. Mais nous gardons tout notre calme face aux soixante mille morts annuels dus à la cigarette.

La prise de conscience arrive bien souvent trop tard, au moment de « payer l'addition »… ou jamais, car nous n'identifions pas toujours bien les causes réelles des décès.

Quels facteurs causent une crise cardiaque : surpoids, manque d'exercice, alimentation inadaptée?

Les trois !

Mais un facteur en moins aurait limité le risque et deux l'auraient encore diminué.

L'ambition de ce livre est de vous aider à connaître le plus précisément possible :

  • Les risques vitaux auxquels vous êtes réellement confrontés
  • les moyens dont vous disposez pour les diminuer, dans la vie de tous les jours, par des actions simples

Pour vous y aider, je chiffre ces risques approximativement. Pour simplifier, je ne prends en compte que le risque de décès.

Tenir compte de la perte de qualité de vie serait également intéressant, mais difficile à évaluer.

C'est pourquoi j'en suis resté aux risques vitaux.

Mais pourquoi cette obsession des chiffres ?

Pourquoi vous proposer de débusquer les risques, bibliographie et calculs à l'appui, alors que tout le monde sait que le grand public déteste les chiffres ?

On me dit que cette cause est perdue : les chiffres conviendraient aux technocrates, le public voudrait des émotions.

Et à chacun son thème de prédilection. Aux médecins les maladies. Aux nutritionnistes les bienfaits de l'alimentation. Aux accidentologues la prévention routière. A la croix rouge les accidents domestiques…

Je ne suis ni médecin, ni accidentologue, ni nutritionniste.

Mais finalement c'est un avantage : indépendant de tout groupe constitué, ma formation scientifique (recherche, statistiques...) m'aide à identifier informations pertinentes.

Partagez vous ces convictions ?

  • Une estimation approximative vaut bien mieux que pas d'estimation du tout.
    Savoir que ne pas porter le casque multiplie par deux le risque de mourir à moto, c'est mieux que de juste avoir entendu parler de ce risque. Et ça donne à réfléchir.
    Voulez-vous vraiment jouer aux dés avec le destin avec des dés pipés contre vous ?
  • Assez d'être traités comme des attardés mentaux.

    Notre santé est soit prise à la légère soit traitée comme une manne pour les vendeurs de potions miracles et les publicistes :
    • régimes sans queue ni tête qui font faire du yoyo à votre poids,
    • publicités vantant les mérites de plats préparés gorgés d'huiles hydrogénées,
    • voitures à la « sécurité active » capables de rouler à 200 KM/H,
    • prescription excessive d'anti-dépresseurs, antibiotiques et anti-histaminiques,
    • promotion du tabac dans les boites de nuit…
    savons-nous vraiment ce que nous coûtent en espérance de vie les bénéfices des entreprises de l'agro-alimentaire, des cigarettiers, des constructeurs automobile, des laboratoires pharmaceutiques ?
    Il est temps de se préoccuper de la santé des gens.
  • Mesurer et comparer, c'est se préparer à agir. Mesurer votre poids vous aidera à le maîtriser. Ne pas savoir mesurer, c'est être sans repères. Mesurer, c'est mieux discerner ce qui est le plus important pour vous, en comparant vos options sur une base factuelle.

C'est pourquoi je crois que ce travail vous sera utile.

Les chiffres, loin de vous troubler, vous aideront à comprendre les faits.

L’insouciance ne fait pas le bonheur

Je voudrais conjurer la « vision comptable » de ce site : le côté « comptes d'apothicaires » de l'évaluation des risques pourrait en effet vous décourager d'aller plus loin.

Bien évidemment, le but de ce site est de permettre à chacun de nous de profiter de sa vie, le plus longtemps et le mieux possible. Car c'est non seulement notre durée de vie que nous pouvons allonger en ayant conscience des risques auxquels nous exposent nos actes, mais également la qualité de notre vie que nous pouvons améliorer en vivant en meilleure santé.

Et une bonne connaissance des risques n'est pas un obstacle pour en prendre, bien au contraire.

Prendre des risques en connaissance de cause

Les grands sportifs, les militaires prennent des risques parfois importants mais toujours calculés, ce qui est un élément clé de leur performance et de leur moral : les risques étant pris en connaissance de cause, ils savent qu'ils font de leur mieux et peuvent se concentrer à 100 % sur leurs objectifs.

Au contraire, la « roulette russe », par essence prise de risque gratuite, traduit le désespoir, le dégoût de la vie, le manque de perspectives de son auteur, et pas la joie de vivre.

Donc vivons pleinement, dans la joie de vivre, mais vivons longtemps, sereinement, en limitant les risques inutiles, et en prenant des risques en connaissance de cause.

Pour avoir l'esprit tranquille

Finalement, se pose également la tentation de l'attitude type « je ne veux pas le savoir », qui se nourrit de l'impression que l'insouciance ferait le bonheur.

Pourtant, bien connaître les risques auxquels nous sommes exposés et savoir que nous prenons les mesures nécessaires pour les minimiser aide au contraire à dépasser nos craintes.

Et quand la santé de nos proches est en jeu, il n'y a rien de tel que de savoir que l'on a fait le nécessaire pour avoir la conscience tranquille aujourd'hui, et pas de regrets demain.

Maitriser les risques pour augmenter son espérance de vie

--> Comment maîtriser les risques

--> Constats sur la santé en France

--> Une comparaison factuelle des risques

Sites Web

Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé

(anciennement : agence du médicament)

UNESCO

United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization

AMELI : Assurance Maladie En Ligne

(CNAMTS : Caisse Nationale d'Assurance Maladie des Travailleurs Salariés)

CDC : Centers for Disease Control and Prevention

(Etats-Unis)

Etudes et Résultats

Revue de la direction de la recherche, des études et de la statistique, ministère des affaires sociales

HCSP : Haut Conseil de la Santé Publique

INED : Institut National d'Etudes Démographiques

INPES : Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé - Santé Publique France

INSEE : Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques

INSERM : Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale

INVS : Institut National de Veille Sanitaire

La documentation Française (bibliothèque des rapports publics)

Ligue Nationale Contre le Cancer

Ministère de la Santé et des solidarités

National Cancer Institute (Etats-Unis)

NIH : National Institute of Health (Etats-Unis)

OFSP : Office Fédéral de la Santé Publique (Suisse)

OPECST : Office Parlementaire d'Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques

ORSIF : Observatoire Régional de Santé d'Ile-de-France

Réseau « Sentinelles » de suivi épidémiologique

Santé Publique

site développé par Claude Got, expert en accidentologie

Sécurité routière

site développé par Claude Got, expert en accidentologie

Sécurité sanitaire

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Bibliographie

[Niz97']

« Les trois révolutions de la mortalité depuis 1950 », Population et Sociétés (Bulletin d'information de l'Institut National d'Etudes Démographiques - INED), Numéro 327, Alfred Nizard, Septembre 1997.

 

[Pre79]

« Manuel d'analyse de la mortalité, Evolution et structure de la mortalité », Organisation Mondiale de la Santé, Institut National d'Etudes Démographiques (INED), Roland Pressat, Alain Monnier & Alfred Nizard, 1979.