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Se préparer aux premiers secours

Une personne formée aux premiers secours = 12 jours de gain en espérance de vie
Retour vital = 14,6

Hypothèses :

13 % de la population Française de plus de 18 ans formée aux premiers secours = 6 millions de personnes
10 000 personnes pourraient être sauvées chaque année
1 personne sauvée = 20 ans d'espérance de vie gagnée
Temps de formation aux premiers secours = 20 heures
Une personne formée est active pendant 30 ans

Résultat :

1 personne formée fait gagner une espérance de vie (aux autres) de : 20 * 10 000 / 6 millions = 0,033 ans = 12,16 jours = 292 Heures
Retour vital d'une formation = 292 / 20 = 14,6

Trop peu de Français formés aux premiers secours

Alors qu'environ 6 % des Français sont formés aux premiers secours, la croix rouge Française estime que 10 000 vies au moins pourraient être sauvées chaque année si ce chiffre montait à 20 %.

En effet, chaque année, 18 000 personnes décèdent d'accidents domestiques, 8 000 d'accidents de la circulation, 1 000 d'accidents du travail, plus de 45 000 d'arrêts cardiaques. Les premiers secours (sans matériel particulier) assurés par les personnes présentes sur le lieu de l'accident forment la première étape de la « chaîne de survie ». Alors que les étapes suivantes sont bien assurées en France (intervention rapide du SAMU ou des pompiers, système hospitalier efficace), cette première étape est très déficiente dans notre pays.

Si on estime le gain potentiel à 30 % des accidents et 4 % des arrêts cardiaques (ce qui est une estimation basse), on obtient un gain potentiel de 9 900 vies sauvées, se décomposant en :

  • 5 400 : accidents domestiques
  • 2 400 : accidents de la route
  • 300 : accidents du travail
  • 1 800 : arrêts cardiaques

Des formations accessibles

La formation du public aux premiers secours est réglementée en France. Les formations de base mentionnées ici donnent lieu à des attestations, et sont délivrées par des associations agréées (voir annexes).

L'attestation de formation aux premiers secours est la formation de base pour le grand public. Elle est courte (10 heures environ), peu coûteuse, accessibles à tous.

La croix rouge est l'organisation qui en délivre le plus, et fait beaucoup parler d'elle avec Adriana Karembeu. Mais ces campagnes médiatiques n'ont pas suffi à faire comprendre aux Français l'importance de l'enjeu. Les formations aux premiers secours peuvent pourtant sauver plus de vies que les progrès de la sécurité routière. Et il n'est jamais trop tard pour vous former.

Alors, même si vous avez peu de chances de vous faire former par Adriana, n'hésitez pas à participer à une de ces formations. Ce que vous y apprendrez sauvera peut-être la vie à un de vos proches, ou à vous-même.

Est-ce bien suffisant ?

Le constat de l'insuffisance de préparation des Français aux situations d'urgence est incontournable, et l'ampleur du phénomène énorme puisqu'il fait plus de victimes que les accidents de la route.

On peut alors se demander pourquoi le gouvernement Français laisse aux associations comme la croix rouge le soin de former les Français aux situations d'urgence.

Selon moi, être capable d'assister une personne en danger de mort devrait être considéré comme un devoir citoyen de solidarité. Une attestation de formation aux premiers secours de moins de dix ans (les gestes d'urgence s'oublient après quelques années, et des rappels sont nécessaires pour rester « au niveau ») devrait être une obligation par exemple pour pouvoir voter, et devrait faire partie du cursus scolaire obligatoire.

15000 vies pourraient être sauvées par les défibrillateurs portables

45 000 personnes meurent chaque année en France d'un arrêt cardiaque ayant pour cause la fibrillation ventriculaire (par exemple infarctus aigu du myocarde). La seule technique efficace pour sauver la victime est la défibrillation électrique (une puissante décharge électrique), si elle est pratiquée rapidement. Cette défibrillation se pratique avec des appareils appelés défibrillateurs.

Les progrès techniques récents ont permis la miniaturisation des défibrillateurs. Il existe maintenant de nombreux défibrillateurs portables légers, qui peuvent être utilisés n'importe où par un secouriste non médecin.

Le taux de survie : une question de temps

Le taux de survie des victimes sur lesquelles on a pratiqué la défibrillation baisse dramatiquement selon le moment où la défibrillation a été pratiquée. Le taux de survie est supérieur à 70 % quand la défibrillation a pu avoir lieu moins de une minute après l'arrêt cardiaque, mais baisse de 10 % à chaque minute. Si la défibrillation est réalisée 5 minutes après l'arrêt cardiaque, la victime n'a plus que 30 % de chances de survie.

L'American Heart Association évalue qu'une défibrillation rapide pourrait sauver cent mille vies chaque année aux Etats-Unis. Pour la France, au moins 15 000 vies pourraient être sauvées chaque année de cette façon.

Or le SAMU arrive en moyenne en 15 minutes, ce qui ne laisse aucune chance de survie à la victime, et les sapeurs pompiers en 5 minutes environ, ce qui permet un taux de survie très faible.

C'est pourquoi de nombreuses initiatives ont vu le jour à l'étranger, visant à favoriser la disponibilité et l'utilisation des défibrillateurs par des personnes formées dans les lieux publics, les entreprises ou les résidences d'habitation.

Ces initiatives ont permis d'améliorer le taux de survie en cas d'accident cardiaque.

Une intervention qui n'est pas sans risque

La défibrillation n'est cependant pas une intervention sans risque. Le choc électrique du défibrillateur peut causer des séquelles neurologiques, et il est essentiel de ne pas faire subir une défibrillation à une personne qui n'est pas véritablement victime d'un arrêt cardiaque (par exemple, une personne ayant perdu connaissance mais dont le cœur bat toujours).

C'est pourquoi leur utilisation n'est envisageable que par des personnes formées. Jusqu'en 1998, la défibrillation était interdite pour les non médecins en France. Depuis le décret 98-239 du 27 Mars 1998, l'utilisation en France de défibrillateurs semi-automatiques par des secouristes non médecins est autorisée.

La formation aux défibrillateurs portables est maintenant assurée dans le cadre de l'attestation de formation complémentaire aux premiers secours avec matériel (AFCPSAM), une formation accessibles aux personnes titulaires d'une attestation de formation aux premiers secours (AFPS), la formation de base aux premiers secours.

Il était temps, et on ne peut que regretter que la France n'ait pas suivi cette voie plus tôt, comme l'on fait par exemple les Etats-Unis, l'Australie ou le Canada.

Qui et comment réaliser une défibrillation

On voit donc tout l'intérêt de disposer d'un défibrillateur cardiaque portable, dont la diffusion est recommandée par l'European Resuscitation Council (organisme qui émet des recommandations sur la prise en charge des urgences au niveau européen). Le coût (quelques milliers d'euros) peut se justifier par exemple dans une copropriété ou dans tout lieu public.

Quelques principes simples en cas d'urgence

Le meilleur conseil à donner est de suivre une formation aux premiers secours. Voici un résumé de certains principes élémentaires enseignés dans ces formations.

Alerter les secours

En cas d'urgence, appeler le Samu (15) pour une maladie et les pompiers (18) pour un accident. Le 15 permet d'avoir au téléphone un médecin, qui enverra une équipe du Samu, de secouristes ou conseillera d'appeler un médecin. Le 112 est un numéro unique mis en place par l'Union Européenne, recommandé en cas de déplacement à l'étranger. Lorsque vous appelez les secours, n'oubliez pas de préciser :

  • un numéro de téléphone et l'adresse d'où vous appelez
  • le type d'accident qui a eu lieu
  • le nombre de victimes et la gravité de leur état
  • les premiers gestes de secours que vous avez effectués

Perte de connaissance

La victime est inconsciente et ne répond plus aux questions. Il faut alors :

  • desserrer la ceinture et le col pour faciliter sa respiration
  • basculer prudemment sa tête en arrière en tirant le menton vers le haut pour éviter que sa langue gène sa respiration, regarder dans la bouche pour retirer d'éventuels corps étrangers
  • voir si la victime respire se penchant au-dessus de sa bouche
  • mettre la victime en « Position latérale de sécurité ». En aucun cas vous ne devez la laisser sur le dos.
  • donner l'alerte ou faire alerter les secours, et surveiller la victime jusqu'à leur arrivée

Plaie grave

C'est une plaie plus grande que la moitié de la paume de la main de la victime, profonde, contenant des corps étrangers ou située au niveau du ventre, de la poitrine ou de l'œil.

Il faut allonger la victime pour éviter qu'elle ne s'agite, alerter les premiers secours et la surveiller jusqu'à leur arrivée. En aucun cas vous ne devez laisser la victime debout (aggravation de l'hémorragie), désinfecter la plaie, retirer un corps étranger (risque d'hémorragie) ou donner à boire ou à manger à la victime.

Saignements

Le sang s'écoule abondamment à l'extérieur du corps par une plaie. Vous devez :

  • comprimer la plaie avec la paume de la main, en se protégeant à l'aide d'un gant, d'un film plastique ou d'un tampon (ce qui stoppe le saignement)
  • allonger la victime (cela évite un malaise dû à la perte de sang)
  • faire alerter les secours
  • maintenir cette compression manuelle et surveiller la victime jusqu'à l'arrivée des secours.

Etouffement

La victime cherche de l'air, ne peut plus parler, respirer, tousser. Il faut donner 5 claques dans le dos avec le plat de la main, si l'étouffement persiste pratiquer 5 compressions, et en cas d'échec recommencer cette procédure. En dernier recours, il faut faire un bouche-à-bouche et appeler les secours.

Claques dans le dos : placez-vous derrière la victime debout ou assise, penchez-là en avant en soutenant sa poitrine avec une main, et donnez 5 claques dans le dos, entre les omoplates. Elles provoquent un mouvement de toux et peuvent débloquer le corps étranger.

Compressions : Passer vos bras sous ceux de la victime. Mettre un poing au-dessus du nombril, l'autre main par-dessus votre poing. Enfoncer le poing d'un coup sec vers vous et vers le haut. La pression dans les poumons augmente et permet l'expulsion vers le haut du corps étranger. Si le corps étranger n'est pas rejeté, il peut être resté dans la bouche. Il faut alors le retirer doucement avec les doigts.

Noyades

Il faut sortir le noyé le plus rapidement possible de l'eau. S'il est conscient et respire, séchez-le et recouvrez-le d'une couverture puis consultez un médecin. S'il est inconscient, pâle ou respire mal :

  • mettez-le sur le ventre et appuyez trois ou quatre fois sur le dos et les reins afin de vider l'eau des poumons.
  • retournez-le et pratiquez un “bouche à bouche” en attendant l'arrivée du Samu et des Pompiers.
  • Si le cœur ne bat plus, tenter un massage cardiaque externe.

Brûlures

Refroidir la brûlure sans la presser en l'arrosant immédiatement pendant 5 minutes à l'eau froide, ce qui permet le refroidissement de la zone brûlée, la diminution de la douleur, l'arrêt de l'extension de la brûlure. Retirer pendant l'arrosage les vêtements qui n'adhèrent pas à la peau.

La brûlure est dite grave si elle est très étendue, ou que les cloques sont de grandes tailles (plus de la moitié de la paume de la main de la victime). Il faut alors :

  • arroser la brûlure 5 minutes et pas plus (risque de refroidissement de la victime)
  • allonger la victime sur la région non brûlée
  • l'installer en position demi assise si elle a du mal à respirer
  • alerter au plus vite les secours
  • Surveiller la victime jusqu'à l'arrivée des secours

Accidents de la vie courante

--> Prévenir les accidents

--> Se préparer aux premiers secours

Sites Web

Croix Rouge Française

INRS : Institut National de Recherche et de Sécurité

Secourisme Pratique

AHA : American Heart Association (Etats-Unis)

European Resuscitation Council

Bibliographie

[Cro01]

"Les gestes qui sauvent, le guide du sauveteur", Croix-Rouge Française, 2001.

Ce livret très bien fait est évidemment à conseiller absolument. Vous aurez ainsi à portée de main les conseils essentiels qui pourront vous permettre de sauver une vie en attendant l'arrivée des secours.

[Cro00]

Communiqué de presse, campagne « Les gestes qui sauvent », La croix rouge Française, Octobre 2000.

Chaque année, l'insuffisance de formation des Français en secourisme coûte 10000 vies. 84 % des Allemands et 64 % des Danois déclarent avoir suivi une formation aux premiers secours, contre 32 % des Français. Alors faites équipe avec Adriana Karembeu et suivez une formation d'attestation aux premiers secours (qui ne prend que 10 heures) !

[Inr02]

« Le défibrillateur semi-automatique : place dans la chaîne des secours et intérêt dans le milieu du travail », Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS), dossier médico-technique 89TC86, tiré à part de « Documents pour le médecin du travail », 1er trimestre 2002.

A Seattle, où les équipes de secouristes disposent de défibrillateurs, la survie des personnes en arrêt cardiorespiratoire est passée de 7 % à près de 30 %. Le concept de « public access » se développe : il consiste à mettre à disposition des défibrillateurs dans les lieux publics ou les familles à risque. Il implique la formation de la population à la réanimation cardio-pulmonaire et à l'alerte des secours.

[Sap02]

« Formation à l'utilisation du défibrillateur semi-automatique, guide de référence, document destiné aux formateurs », ministère de l'intérieur, direction de la défense et de la sécurité civile, sous-direction des sapeurs pompiers, Mars 2002.

Ce guide à l'usage des formateurs est très complet. La mort subite représente 70000 à 100000 morts chaque année en France. La plupart sont des arrêts cardiaques, dont la majorité peut être traité par un défibrillateur. Les chances de survie sont quasiment nulles si la défibrillation n'a pas été réalisée 8 minutes après l'arrêt cardiaque.

[Sec02]

« Les secours en France, mode d'emploi », association « secourisme pratique », 2001/2002.

Ironique, l'association « secourisme pratique » (site www.secourisme-pratique.com) tire un bilan du système de secours en France, « sans doute le plus compliqué du monde », avec ses nombreux intervenants : Sapeurs pompiers, SAMU, SMUR, ambulanciers, associations de secouristes (croix rouge, protection civile…), sécurité civile, …