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Le surpoids et l'obésité

Pour une personne obèse, un repas à apport calorique étudié = 48 minutes de vie gagnée
Pour une personne en surpoids, un repas à apport calorique étudié = 16 minutes de vie gagnée

Hypothèses :

Les chiffres donnés ci-dessous supposent que la personne mange régulièrement des repas dont l'apport calorique est étudié pour retrouver un poids normal. Pour produire un amaigrissement durable, le régime alimentaire doit s'accompagner d'un exercice physique suffisant (par exemple 30 minutes par jour).
Perte d'espérance de vie d'une personne obèse (IMC>30) par rapport à une personne de poids normal (IMC<25) : 6 ans = 6 * 365 * 24 * 60 = 3 153 600 minutes
Repas avec apport calorique étudié trois fois par jour pendant 60 ans = 60 * 365 * 3 = 65 700 repas
pour une personne en surpoids (25<IMC<30), la perte d'espérance de vie est de 2 ans, donc trois fois moindre

Résultat :

1 repas équilibré = 3 153 600 / 65 700 = 48 minutes de vie en plus pour une personne obèse et 16 minutes pour une personne en surpoids

Un problème qui s'aggrave en France

Une étude menée par la SOFRES sur 20 000 ménages a estimé en 1997 que 8,2 % des Français étaient obèses et 28,5 % en surpoids. Le phénomène est plus grave aux Etats-Unis, où une étude faite en 2001 estimait que 20,9 % des américains étaient obèses. On considère que 16 millions de Français sont en surpoids et 3 millions sont obèses.

Le nombre de personnes obèses en France a été multiplié par cinq en vingt ans. Si cette tendance se poursuit, les chiffres de l'obésité risquent de s'aggraver considérablement d'ici 2020, où on redoute que 20 % des Français seront obèses, et 50 % en surpoids. L'obésité deviendrait alors la première cause de mortalité évitable en France.

Comment définit-on l'obésité ?

Pour définir l'obésité, on utilise souvent l'indice de masse corporelle (IMC), calculé à l'aide de la formule :

poids (en kg) / carré de la taille (en m)

où : IMC = P / T2.

Chez l'adulte, on parle d'obésité lorsque l'IMC est égal ou supérieur à 30 et de surpoids lorsque qu'il est compris entre 25 et 30. (l'IMC « normal » est compris entre 18,5 et 25). Les valeurs de 25 et 30 constituent des repères, mais les risques de maladie augmentent progressivement à partir d'un IMC de 21.

Ces chiffres constituent une moyenne. Pour une taille donnée, une personne ayant une constitution plus forte (ossature et musculature) peut se permettre de peser plus, et une personne naturellement mince ou peu musclée doit peser moins. Chez l'enfant, l'évaluation est plus complexe.

Il existe des méthodes plus fiables mais également plus complexes que l'IMC pour évaluer le taux de graisse dans notre organisme : méthode « du pli cutané » au niveau du ventre ou du biceps, impédancemétrie (une réponse électrique qui varie en fonction de l'épaisseur du dépôt de graisse).

Le tableau suivant indique en fonction de sa taille pour quel poids un adulte est considéré en situation de « poids normal », « surpoids », ou « obésité ». Tous les poids sont exprimés en Kg :

 Normal   Surpoids   Obésité 


entre et jusqu'à au-delà
1m50 41,6 56,3 67,5
1m51 42,2 57,0 68,4
1m52 42,7 57,8 69,3
1m53 43,3 58,5 70,2
1m54 43,9 59,3 71,1
1m55 44,4 60,1 72,1
1m56 45,0 60,8 73,0
1m57 45,6 61,6 73,9
1m58 46,2 62,4 74,9
1m59 46,8 63,2 75,8
 Normal   Surpoids   Obésité 
entre et jusqu'à au-delà
1m60 47,4 64,0 76,8
1m61 48,0 64,8 77,8
1m62 48,6 65,6 78,7
1m63 49,2 66,4 79,7
1m64 49,8 67,2 80,7
1m65 50,4 68,1 81,7
1m66 51,0 68,9 82,7
1m67 51,6 69,7 83,7
1m68 52,2 70,6 84,7
1m69 52,8 71,4 85,7
 Normal   Surpoids   Obésité 
entre et jusqu'à au-delà
1m70 53,5 72,3 86,7
1m71 54,1 73,1 87,7
1m72 54,7 74,0 88,8
1m73 55,4 74,8 89,8
1m74 56,0 75,7 90,8
1m75 56,7 76,6 91,9
1m76 57,3 77,4 92,9
1m77 58,0 78,3 94,0
1m78 58,6 79,2 95,1
1m79 59,3 80,1 96,1
 Normal   Surpoids   Obésité 
entre et jusqu'à au-delà
1m80 59,9 81,0 97,2
1m81 60,6 81,9 98,3
1m82 61,3 82,8 99,4
1m83 62,0 83,7 100,5
1m84 62,6 84,6 101,6
1m85 63,3 85,6 102,7
1m86 64,0 86,5 103,8
1m87 64,7 87,4 104,9
1m88 65,4 88,4 106,0
1m89 66,1 89,3 107,2
1m90 66,8 90,3 108,3

Une autre méthode très simple pour déterminer son poids de forme optimal, dans le cas d'une personne n'ayant pas eu de surpoids dans sa jeunesse, est le poids de la personne à 20 ans. Dans le cas où on a depuis fait beaucoup de sport et augmenté sa masse musculaire, ce poids de forme peut être augmenté de cinq à dix pourcents maximum.

On peut alors considérer être en surpoids à partir d'un poids supérieur de dix pourcents à ce qu'il était à vingt ans.

Pourquoi le surpoids et l'obésité augmentent

L'augmentation préoccupante de l'obésité depuis vingt ans en France ne peut pas être imputée à la génétique. En effet, bien que l'obésité soit en partie due à des facteurs génétiques, les gênes liés à l'obésité ne sont pas plus nombreux dans la population Française qu'il y a vingt ans.

La conclusion incontournable est que ce problème résulte de l'évolution de nos modes de vie, en particulier de notre alimentation ainsi que de notre activité physique.

En France, les études de consommation montrent que la consommation de calories par personne a augmenté d'un tiers en 1950 et 1970, mais est ensuite redescendue pour être aujourd'hui proche des niveaux de 1950. Le nombre de personnes en surpoids et obèses a donc doublé depuis vingt ans, alors même que la consommation de calories des Français diminuait.

L'augmentation des problèmes de surpoids des adultes est donc largement liée à une plus faible dépense d'énergie. L'activité physique a en effet diminué dans les sociétés industrialisées du fait de conditions de vie plus confortables (transports motorisés, ascenseurs, chauffage central, climatisation), de loisirs sédentaires (télévision, jeux vidéo) et de la mécanisation du travail, qui le rend de moins en moins difficile physiquement. Par exemple des études montrent que le temps passé à regarder la télévision durant l'enfance est fortement corrélé avec une obésité à l'adolescence.

Les études de comportement montrent également que les personnes obèses ont tendance à manger davantage le soir qu'en première partie de journée. Or il est démontré que nous prenons plus de poids à quantité de calories égale si nous mangeons plus le soir. Le simple fait de manger plus en début de journée et moins le soir permet ainsi une perte de poids des personnes obèses de 15 %.

De plus en plus d'enfants obèses

Depuis une vingtaine d'années, on constate également une forte augmentation de la fréquence de l'obésité chez les enfants y compris très jeunes, un phénomène rare auparavant et dont les conséquences pour la santé sont extrêmement graves (perte d'espérance de vie de dix ans au moins pour les personnes touchées).

L'obésité de l'enfant pourrait souvent trouver ses causes dès le début de la croissance de l'enfant, où l'alimentation joue un rôle important qui n'est cependant pas encore très bien compris par les scientifiques.

Il semble que le lait maternel constitue le meilleur aliment pour les bébés (moins de 2 ans) : il contient beaucoup de lipides (50 % des calories), et très peu de protéines (7 % des calories). A titre de comparaison, on conseille pour l'adulte de consommer au maximum 30 % de calories sous forme de lipides. A cet âge, les bébés ont besoin de ces lipides car leurs besoins en énergie pour la croissance sont très élevés et ils sont en période de construction rapide du cerveau (myélisation).

Or les bébés d'aujourd'hui consomment peu de lipides (28 % des calories) et beaucoup de protéines (16 % des calories). Leur alimentation est devenue proche de celle des adultes, alors que leurs besoins sont très différents.

Cette consommation excessive de protéines dans la petite enfance, qui pourrait perturber le mécanisme de la croissance, est aujourd'hui considérée comme une cause possible de l'augmentation de l'obésité chez les enfants. L'explication de l'obésité récente des enfants fait cependant toujours l'objet d'une vive controverse scientifique.

Des conséquences graves sur la santé

L'obésité et le surpoids ont des conséquences graves sur la santé. Une personne obèse a une espérance de vie plus courte de 6 ans, et une personne en surpoids perd 2 ans d'espérance de vie. D'autre part le surpoids est d'autant plus dangereux qu'il est localisé au niveau de la taille.

En 2002, la Fédération mondiale du coeur estimait que le surpoids cause un décès sur trois chaque année dans le monde. Il y a plus d'un milliard d'adultes en surpoids et plus de 300 millions d'obèses dans le monde. Selon l'organisation, une obésité sérieuse multiplie par 12 la mortalité chez les 25-35 ans. Par rapport aux personnes d'un poids normal, les obèses ont :

  • sept fois plus de risque de diabète
  • six fois plus de risque d'hypertension
  • trois fois plus de risque d'asthme
  • quatre fois plus de risque d'arthrite.

D'autre part, plus l'obésité commence tôt dans la vie, plus l'espérance de vie est basse. Une obésité qui a commencé :

  • à 40 ans réduirait l'espérance de vie de six ans
  • à 20 ans réduirait l'espérance de vie de dix ans au moins

Comment mincir durablement

Le régime n'est pas la seule solution aux problèmes de surpoids. Le surpoids a d'autant plus de chances d'être « vaincu » que l'on adopte une approche globale, qui s'attaque aux différentes causes de l'augmentation de poids. Il s'agit donc en réalité d'un changement du mode de vie, qui vise à :

  • Augmenter la dépense énergétique par l'exercice physique
  • Augmenter la dépense énergétique au repos
  • Diminuer la consommation de calories, tout en gardant un régime équilibré
  • Répartir la consommation de calories vers le début de la journée (période où l'organisme brûle le plus de calories)

Exercice physique : il ne s'agit pas nécessairement de faire du sport. Toute activité physique fait dépenser des calories et est de surcroît bénéfique pour la santé, pourvu qu'elle ne fasse pas elle-même prendre des risques supplémentaires (comme dans le cas de sports dangereux). Pour augmenter votre exercice physique, vous pouvez par exemple aller au travail ou faire vos courses à pied ou à vélo, prendre l'escalier plutôt que l'ascenseur, éviter de rester des heures devant la télévision au profit de loisirs plus actifs.

Dépense énergétique normale : pour augmenter votre « métabolisme de base », c'est-à-dire votre dépense énergétique hors exercice, vous pouvez par exemple baisser la température chez vous, vous couvrir moins (sans pour autant avoir froid), boire de l'eau fraîche, manger plus de légumes (l'organisme doit les assimiler, ce qui lui fait dépenser des calories, mais ils n'en apportent pas ou très peu).

Diminution de la consommation de calories : pour ce faire, vous devez avant tout éviter de consommer trop de graisses, qui sont les aliments les plus énergétiques. Si vous ne faites pas beaucoup d'exercice, vous n'avez pas non plus besoin de beaucoup de glucides : sucres, pâtes, féculents, riz, pain. Les fruits, les légumes en bonne quantité sont par contre indispensables à votre santé.

Répartition des calories : votre organisme brûle plus de calories dans la journée que la nuit. Vous devez donc manger plus le matin et le midi que le soir. Dans le cas contraire, les calories absorbées le soir seront stockées sous forme de graisse, l'organisme en ayant peu besoin pendant la nuit.

Sites Web

Obesite.com

Bibliographie

[Ins00]

« Obésité : dépistage et prévention chez l'enfant », Synthèse INSERM, Juin 2000.

 

[Kel02]

« Complications de l'obésité et modalités thérapeutiques », Forum Med Suisse, No 39, U. Keller, 25 septembre 2002.

 

[Sur]

« Overweight and Obesity: Health Consequences », The Surgeon General's Call To Action To Prevent and Decrease Overweight and Obesity.